Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011

 le Rapport Économique et Financier pour l'année budgétaire 2011 s’essaiera à interroger l’évolution de l’environnement international à la recherche du sens à donner à la crise mondiale dans ses différentes manifestations et ses multiples prolongements


Rapport Économique et Financier

ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011


La préparation du projet de Loi de Finances 2011 intervient dans un contexte mondial caractérisé par de profondes mutations découlant de la crise financière et  économique systémique qu'a connue le monde depuis fin 2008. Alors que les restructurations et les crises sectorielles perturbent durablement les systèmes productifs des pays les plus développés, des forces croissantes d'intégration et de concurrence façonnent une nouvelle carte de l'économie mondiale. Une nouvelle géographie de la croissance dans le monde semble s’affirmer de plus en plus au détriment des centres hégémoniques traditionnels.


Confrontés à des problèmes de déficits publics et de dettes souveraines, ces derniers devraient croître modestement, tandis que les pays émergents, notamment, les puissances démographiques asiatiques que sont la Chine et l'Inde, deviennent des locomotives de la nouvelle croissance postcrise dans le monde.


D’autres pays, notamment, en Amérique latine et en Afrique semblent non seulement mieux résister à la crise mais offrent de nouvelles perspectives à la rentabilité des investissements et à la croissance à la faveur d’importants efforts d’assainissement et de réformes consentis tout au long de la dernière décennie.


Le Maroc en fait partie. Bien que soumis aux effets de la crise à travers les secteurs les plus exposés aux aléas de la conjoncture internationale, les fondements rénovés de son modèle de croissance continuent à alimenter, à la fois, sa capacité de résilience et son potentiel de croissance. La continuité des efforts de réforme et d’investissement conjuguée à l’impératif incontournable de traiter les fragilités révélées par la crise et à la nécessité d’améliorer durablement les ressorts de la bonne gouvernance détermineront la mesure et la vitesse avec laquelle des progrès réels et palpables pourraient être inscrits sur la voie du développement dans un environnement, certes, peu porteur mais qui offre de réelles opportunités d’épanouissement.


Néanmoins de grands défis liés, notamment, à l’environnement, à la problématique énergétique et alimentaire et à celle de l'emploi s’imposent désormais partout dans le monde et interpellent la réflexion sur les issues possibles à la crise et sur la viabilité des modèles de développement dominant jusqu’alors ….

Pour le moment, la sortie de crise s'avère plus complexe et plus problématique que prévu. Si les dernières prévisions du FMI considèrent que l'économie mondiale va enregistrer une croissance de 4,8% en 2010 et de 4,2% en 2011, les perspectives pour l'année 2011 demeurent marquées par les aléas négatifs liés à la fragilité des finances publiques et au problème de la soutenabilité des dettes des pays développés. Ce qui augure d'une reprise moins vigoureuse surtout pour l’Europe.


C’est dans cet environnement perturbé où se profilent des préoccupations de conjoncture et des interrogations sur les ruptures balbutiantes qui redessinent les contours d’une nouvelle cartographie économique dans le monde que le Rapport Économique et Financier s’essaiera à interroger l’évolution de l’environnement international à la recherche du sens à donner à la crise mondiale dans ses différentes manifestations et ses multiples prolongements.


Mais au-delà, ce sont les défis que ces évolutions imposent à la marche du Maroc, en terme d’opportunités et d’efforts à consentir, qui seront explorés à la faveur de l’évaluation de notre compétitivité, de notre positionnement et des résultats enregistrés au niveau de l’intégration à l’économie mondiale notamment par le biais des différents accords de libre échange conclus…(1er partie).


C’est sous cet angle que les performances de l’économie marocaine seront revisitées pour mieux appréhender les fondements structurels de sa résilience, les pores de ses fragilités ainsi que les mutations qui la traversent et ouvrent des perspectives auxquelles les politiques sectorielles tentent de s’arrimer. Les nouvelles orientations en faveur d’une gouvernance plus inclusive et plus soucieuse de proximité que le Souverain imprime à la marche du pays, à travers le grand chantier de la régionalisation offriront plus de chances à l’efficience d’actions publiques mieux ciblées et plus coordonnés.

Les enseignements tirés de la gestion de la période de crise internationale et les défis de l’intégration à l’économie internationale qu’elle pose de manière plus insistante dans cette phase de reprise, tant au niveau de la compétitivité, de la productivité, de l’éducation et de la formation, sont abordés dans la perspective de mieux servir les desseins d’amélioration des indicateurs de développement humain, de résorption des déficits sociaux et d’impulsion voire d’accélération des  investissements et des réformes que cela implique.( 2ème et 3ème partie).


Les marges de manœuvres budgétaires qu’il faudra élargir pour tenir le pari de l’investissement et de l’action sociale sont analysées à la lumière des contraintes qui pèsent non seulement sur les finances publiques mais aussi sur le financement de l’économie, à un moment où la capacité d’absorption de l’économie tend à dépasser les seuils de mobilisation de l’épargne sur le marché national. L’évolution du cadre macroéconomique, la soutenabilité des finances publiques, le comportement des recettes fiscales, des charges de la compensation face à la priorité à accorder à l’investissement public sont analysés pour mieux comprendre la configuration du Projet de Loi des Finances actuel.(4ème parie).


Ce projet est, certes, empreint du particularisme qu’impose le réalisme exigé par une vigilance mesurée mais il ne renonce en rien à l’ambition de servir l’élan avéré et encore prometteur d’un Maroc qui renforce ses chances de progrès dans l’équité et la démocratie en conjuguant au mieux la morale des intérêts bien compris avec celle de l’effort équitablement consentis.

 ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011

 

 

 

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