Le procès de Omar El Bahraoui reporté à une date ultérieure Le procès du président de la Commune urbaine de Rabat, Omar El Bahraoui, a été reporté, jeudi, par le tribunal de première instance de Rabat à une date ultérieure. Le report du procès a été décidé par la Chambre correctionnelle du tribunal, suite à une requête de la défense qui a demandé à la cour un délais supplémentaire pour préparer ses plaidoiries.

L’Instance nationale pour la protection des biens publics s’est constituée partie civile dans cette affaire, ainsi que certains candidats aux législatives dans la circonscription Rabat-Chellah.

Le report du procès sans fixation de date s’explique, selon des juristes, par la coinsidence de l’affaire avec les vacances judiciaires. Les cours pendant cette période ne statuent que sur des affaires en rapport avec des dossiers où les mis en cause sont incarcérés. La Cour qui s’est saisie du dossier n’est ainsi pas habilitée à fixer de date.

Omar El Bahraoui (du Mouvement Populaire) et trois autres membres de la commune, impliqués dans cette affaire, tous présents lors de cette première audience, sont poursuivis par le parquet, chacun en ce qui le concerne, pour "campagne électorale prématurée", "utilisation de moyens appartenant à la commune pour influencer les électeurs", "promesses électorales", "non respect de la réglementation électorale" et "participation" à ces délits.

Quelque 81 autres personnes présentes jeudi dernier au domicile du président de la commune (sis au quartier Souissi à Rabat), perquisitionné par les forces de l’ordre, avaient été auditionnées par le procureur du Roi.

Des groupes d’intervention rapide ont été mis à la disposition du parquet général pour constater les "cas de flagrants délits en matière de violation des lois électorales".

Les mesures prises par le Parquet s’inscrivent dans le cadre des recommandations adoptées lors de la réunion de la commission mixte regroupant les ministères de la Justice et de l’Intérieur pour garantir le bon déroulement des prochaines élections législatives.

Le Procureur du Roi avait auditionné vendredi dernier, puis le lundi suivant, le président de la commune de Rabat et 84 autres personnes.

Lors de son audition, Omar El Bahraoui avait rejeté avoir entamé une campagne électorale prématurée, affirmant que sa rencontre avec les personnes invitées à son domicile est une réunion ordinaire qui s’inscrit dans le cadre du suivi des préoccupations des habitants.

El Bahraoui avait indiqué qu’il n’a pas encore présenté sa candidature aux prochaines élections législatives. Mais un certain nombre de personnes qui se trouvaient au domicile du mis en cause avaient, toutefois, reconnu que M. El Bahraoui leur a tenu des promesses sur des travaux d’entretien de quelques infrastructures et bâtiments relevant de l’arrondissement urbain où il compte se présenter en tant que candidat. http://www.lopinion.ma/spip.php?article16388

Edité le: vendredi 17 août 2007.