La Commission Consultative de Révision de la Constitution (CCRC) poursuit les séances d'écoute avec des associations actives dans le domaine de la gouvernance et la moralisation de la vie publique dans le cadre de la révision de la Constitution.

Lors d'une rencontre mardi, le président de l'Instance nationale de protection des biens publics, Mohamed Tarek Sbaï, a insisté sur la constitutionnalisation de l'incrimination de détournement de deniers publics et l'annulation de l'immunité en cas d'accusation afin d'éviter l'impunité pour ces crimes.

Il a souligné la nécessité de prendre plusieurs mesures pour moraliser la vie publique et mettre fin à l'économie de rente et le régime de privilèges, en plus de la constitutionnalisation de l'indépendance de la justice.

De son côté, le président de l'Association marocaine de l'évaluation des politiques publiques, Ahmed Bencheikh, a souligné la constitutionnalisation de l'évaluation des politiques publiques, telle qu'elle est connue universellement, en tirant profit des expériences des démocraties modernes dans ce domaine.

Pour sa part, Rachid Filali Meknassi, de l'Association marocaine de lutte contre la corruption (Transparency Maroc), a mis l'accent sur l'adoption de la reddition de compte, la fin de l'impunité, la lutte contre le détournement des deniers publics et la consécration du droit d'accès à l'information.

Les séances d'écoute font suite aux réunions déjà organisées avec les partis politiques et les centrales syndicales.
Maroc : poursuite des séances d'écoute sur la révision de la Constitution